Monteverdi, des péchés à l’extase

Et là, coup de génie : enchaînement harmonique absolument tétanisant entre la fin de cette scène et le Lamento de la Ninfa, chanté en transe par Mariana Flores. La chanteuse rééditera cette prouesse dans « S’apre la tomba » à la fin de la seconde partie.

«Poppée», comme par miracle

La prestation renversante de la soirée a été celle de l’épouse du chef, Mariana Flores, en Ottavia. Il est vrai que Monteverdi l’a gâtée (son dernier « Adieu » !), mais la somme d’inflexions expressives et de dosages vocaux millimétrés dans son air de l’acte I était stupéfiante.

Grisant périple de l’Autriche à l’Italie

La soprano Mariana Flores est toujours aussi raffinée, nous gratifiant d’une Ottavia aux mille coloris vocaux. Même chose avec l’Ottone de Christopher Lowrey, un contre-ténor plus sombre que Balducci.