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Classique News: SABLÉ-SUR-SARTHE

Diva latine incantatoire et souvent hallucinée, Mariana Flores dévoile une autre corde à son arc ; elle sait nuancer et colorer sa voix selon les affects de chaque chanson. En accord total avec la guitare ou le piano, la voix suggère à fleur de peau et dans une intimité toujours enveloppante. Voilà un premier volet enchanteur, celui de Mariana inspirée par Alfonsina, dont la chanson (« Alfonsina y el mar ») apporte la touche finale d’un récital tout en finesse.

Mariana Flores à Vichy, la voix est livre

Et de ce répertoire très spécifique, Mariana Flores vient ici prouver qu’elle est une ambassadrice. D’abord par la qualité de son chant, lequel se fait sans cesse charmeur et envoûtant. La voix est assise sur un medium de velours, mais elle sait aller chercher des aigus brillants et des graves creusés, sans jamais perdre en brillance, et sur le fil d’un vibrato au contrôle d’abord contenu, puis généreux à mesure que la phrase s’étire en un souffle infini. Tout résonne haut et loin, là, dans l’imposante église.

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Les sopranos Marianna Flores et Miriam Allan ont brillé dans leur duo du « Pulchra es », qui fut un pur moment de velours et de feu : deux voix d’or qui s’enlacent, se répondent, se défient avec une pureté de cristal.

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L’amplification des trois artistes en présence peut questionner, la voix de Mariana Flores n’en ayant pas foncièrement besoin. L’homogénéité du son de l’ensemble semble plus difficile à obtenir, les instruments ne se mêlant que difficilement avec la voix. La sonorisation aide néanmoins à avoir une clarté de la prononciation quand la chanteuse est dos au public, la scène séparant l’audience en deux blocs se faisant face.

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Jenen Solidarisierungsdrang verspürte und übermittelte auch Mariana Flores als Donna Isabella, die deren Wut und niederschmetternde Betrugserfahrung trotz Verständniseinschränkungen mit der ihr stets einnehmenden, in den Bann ziehenden Präsenz und ihrem glühenden oder puristischen, warm schneidenden und ausdrucksvollen Sopran verkörperte.